Taijiquan

Tai peut se traduire par élevé, sommet, faîte, suprême et Quan par poing, boxe. C’est aussi l’évocation de l’homme situé entre ciel et terre. Une traduction satisfaisante, mais non exhaustive, serait : la boxe suprême.


A noter que les chinois nomment Taiji le symbole Yin-Yang, image de l’harmonie universelle par fusion des contraires dans le mouvement.

Le taijiquan, discipline corporelle d’origine chinoise, est apparu progressivement en France dans les années 70 et compte aujourd’hui environ 200 000 pratiquants.

A l’origine, c’est une technique de combat transmise oralement, de maître à élève, dans le plus grand secret au sein des familles de paysans. Elle est communément attribuée à un moine chinois (12ème/16ème siècle), qui sur l'observation d'un combat entre un oiseau et un serpent, aurait conçu les enchaînements pratiqués aujourd'hui en s'appuyant sur les qualités du serpent triomphateur : lenteur, souplesse, mouvements sinueux et contre-attaque de rapidité foudroyante.

 

Le taijiquan est une succession de mouvements correspondant à des situations de combat défense - attaque. Les postures qui s'enchaînent ainsi avec fluidité sont associées à des images gestuelles de la vie au quotidien de l'homme ou du monde animal. Ces images  facilitent encore de nos jours la transmission orale de cet art martial dont l'efficacité est obtenue par l'utilisation du Qi rendue possible grâce au relâchement musculaire.

Outre l'aspect martial, c'est aussi un excellent moyen d'entretenir et d'améliorer sa santé. Le taijiquan active la circulation des flux internes, sang, lymphe, qi, et de ce fait procure les mêmes bienfaits physiologiques que le qigong. Il en résulte également une détente profonde du corps et de l'esprit.

yin-yang
Qigong

Le Qi, c’est l’onde, le courant, la vague, le souffle d’énergie, de vitalité. Gong c’est à la fois le travail, l’exercice, la pratique.

Une traduction satisfaisante, mais non exhaustive, de Qigong pourrait être : la pratique de (sur) l’énergie.

La manifestation du qi est partout dans l’univers, y compris dans le corps humain.

C'est en Chine,  3000 à 2000 ans avant J.C., que remonte l'origine de l'étude du qi.

Le concept de qi est très largement appliqué en Chine, en géographie, en Feng Shui, en climatologie, en cuisine… et  notamment en médecine. En effet, pour les chinois, toutes les actions de l'homme, qu'elles soient mentales ou physiques, sont des manifestations dynamiques d'une énergie individuelle. Ainsi chaque corps humain est considéré comme un réservoir d'énergie (batterie, carburant), la chair du corps est une structure externe (moteur, organe de transmission, carrosserie…), qui abrite quelque chose de plus noble, plus grand : le qi.

C'est en travaillant sur le qi avec ses deux pôles Yin et Yang que le médecin traditionnel chinois soigne et maintient la santé de ses patients. Pour cela, il utilise les massages, l'acupuncture, les moxas, la diététique, la phytothérapie, le qigong. Cette dernière technique est  la plus reconnue en Chine pour stimuler l'énergie vitale.

Le qigong consiste en une gymnastique douce associant mouvements lents, fluides et respiration harmonieuse.

Les effets sur la santé sont réels. Le sang et le qi, forces de vie, circulent ainsi librement et en profondeur favorisant la purification et la nutrition des cellules du corps. Il en résulte une stimulation équilibrée des principales fonctions physiologiques : respiratoire, circulatoire, digestive, neurologique, élimination, reproductive.
   
Les exercices de qigong améliorent également la souplesse des articulations et tonifient les muscles.
 
La pratique des exercices se fait selon la condition physique de chacun, aucune performance n’est recherchée. Le seul objectif est celui du bien-être du corps et de l’esprit.